Conseils sur le développement personnel de l'entrepreneur

Erreurs d’entrepreneur à éviter lors d’une création d’activité pro

By 15 octobre 2020 No Comments
erreurs d'entrepreneur

Quand on lance son activité, la liste d’erreurs d’entrepreneur que nous sommes est immense. Il y a des millions de choses auxquelles on pense (alors qu’on ne devrait pas parce que ce n’est pas le moment) et des millions d’autres auxquelles on ne pense pas (alors qu’on devrait parce que c’est le moment).

Un exemple concret ? Oui un joli logo c’est important, mais après deux semaines de création de votre entreprise non ce n’est pas essentiel (c’est à dire le focus sur la valeur et le bénéfice apportés au client).
Autre exemple ? Passer du temps à enquêter sur vos utilisateurs cibles afin de bien identifier leurs besoins. Focalisez-vous sur ce sujet dès maintenant.
Voyons tout ça en détail.

Sommaire

  • Erreurs d’entrepreneur : Pas de mode d’emploi sur les erreurs à ne pas commettre.
  • Erreurs d’entrepreneur : Florilège des erreurs les plus communes (dont un très grand nombre que j’ai faites moi-même).
  • Erreurs d’entrepreneurs : Ce que je ferais différemment si j’avais la possibilité de revenir en arrière.
  • Conclusion.

Erreurs d’entrepreneur : Pas de mode d’emploi sur les erreurs à ne pas commettre

A la naissance d’une entreprise, ou à sa phase “enfance”, on est tout excité.e à l’idée de pouvoir changer le monde (enfin une partie)…
… Sauf…
  • Sauf qu’on n’a pas (toujours) de notice / mode d’emploi.
  • Sauf qu’on se lance sans avoir (toujours) de vision claire et précise.
  • Sauf qu’on se lance sans avoir (toujours) de stratégie mûrement réfléchie.
  • Sauf qu’on se lance sans avoir (toujours) de plan d’action qui tienne la route car on ne sait pas prioriser // Tout parait prioritaire.
Bref, le risque est grand et réel de se tromper de priorités.
De fait, on fait des erreurs, qui parfois coûtent cher. Mais le point positif c’est que petit à petit on apprend à prendre de la hauteur par rapport aux enjeux.

Erreurs d’entrepreneur : Florilège des erreurs les plus communes (dont un très grand nombre que j’ai faites moi-même)

 

  • Ne parler à personne de son projet de peur de se le faire piquer. Au contraire ne pas avoir peur d’en parler. Pour avoir des retours d’expérience, des idées, des encouragements, pour être mis en relation avec des personnes qui pourraient aider. Cet exercice vous sort de votre solitude.
  • Penser que vous pouvez avancer seul, sans coach, ni mentor, ni accompagnement. Non, oubliez ça. Au moment venu vous serez très content de pouvoir vous appuyer sur une personne qui est déjà passée par cette étape là précédemment et qui vous apportera de bons conseils. Ne vous isolez pas. Inversement, vous associer aux “mauvaises” personnes : celles qui ne sont pas là pour vous aider mais s’enrichir sur votre dos.
  • Dans le même ordre d’idée, ne pas déléguer. Risquer de ne pas vous concentrer sur l’essentiel.
  • Négliger les aides financières à la création d’entreprise (ACRE, ARE, NACRE). Pourtant ce vous serait bien utile.
  • Faire l’impasse sur le statut juridique de l’entreprise. Selon le développement que vous prévoyez, un mauvais choix de statut peut s’avérer très contraignant.
  • Sous-estimer l’intérêt de suivre votre comptabilité. Bref, connaitre l’état de sa trésorerie, savoir si vous êtes capable d’investir dans de la formation, ou de l’accompagnement (du coaching par exemple).
  • Ne pas avoir de vision pour votre entreprise : Le pourquoi de votre activité. Ce pourquoi devrait vous guider tout au long de la vie de votre entreprise. Cela est particulièrement vrai si vous lancez votre activité sans objectifs, ni bonnes raisons.
  • Ne pas se spécialiser, rester généraliste en pensant à tort attirer plus de prospects (le problème ici est de cibler tout le monde et personne à la fois). C’est tout l’inverse qui se produit. Si vous avez des rhumatismes vous irez chez le rhumatologue, pas chez le généraliste.
  • Ne pas tenir des “vrais” besoins de vos utilisateurs cibles.
  • Ne pas faire d’étude de marché (ou de manière trop légère). Oui l’étude de marché est plus que nécessaire pour avancer dans la bonne direction (en terme de différenciation, de positionnement, de connaissance des concurrents).
  • Définir des objectifs commerciaux trop ou pas assez ambitieux.
  • Oublier de concevoir la stratégie de communication et votre marketing digital. Ou du moins ne pas prendre (assez) de temps pour le faire. Alors que c’est la base pour pouvoir avancer sereinement et efficacement sur votre projet.
  • Ne pas tester en amont votre produit auprès d’une cible restreinte, cible test. Vous savez rapidement si votre produit est valable pour le marché ou pas. Si le test ne s’avère pas concluant, il ne vous reste plus qu’à identifier les causes du crash, et de réorienter votre produit selon ce que vous avez appris. Dans cet exemple, soit vous voulez aller trop vite, soit vous cherchez à tout prix à sortir le produit parfait, alors que tant que vous ne confrontez pas votre produit ou service à la réalité de votre marché, vous n’aurez aucun retour concret.
  • Vous aurez beau avoir un produit parfait, tant que vous n’investirez pas de temps ou de ressource dans la création de votre visibilité, votre projet n’ira pas bien loin. Vos utilisateurs doivent savoir que vous existez, et que vous leur proposez un produit / service qui va changer leur vie dans un cadre particulier.
  • Vouloir aller trop vite. Ne pas apprendre de ses erreurs.
  • Ne pas faire de pause, bosser partout, tout le temps comme un fou jusqu’à épuisement / burn-out, alors qu’il faut se poser pour réfléchir, prendre le temps de se poser les bonnes questions. Bref, ne pas s’auto-discipliner.
  • Ne pas comprendre assez tôt que le chemin est long, semé d’embûches, et que c’est un véritable marathon qui ne s’arrête… jamais.
  • Abandonner. Non il faut tenir, coute que coute. La lumière est au bout du tunnel.
  • Ne pas avoir le bon mindset. Aujourd’hui encore, je ne saurais définir ce qu’est le bon mindset (état d’esprit) mais je sais qu’il faut croire en son offre, croire en ce qu’on est capable d’offrir à ses utilisateurs, ne pas abandonner, capitaliser sur ses forces, se concentrer sur l’essentiel, et sur sa vision.
  • Oublier de capitaliser sur vous-même : en terme de développement personnel, pour devenir une meilleure version de vous-même, en terme de brand content, vous vendez vos services / produits, mais vous vendez ce que vous êtes, vos valeurs, vos qualités, votre humanité. Ne l’oubliez pas.
  • Oublier l’intérêt de travailler dans un espace calme, dédié au travail, et pas sur le coin de la table de cuisine (si possible).
  •  Ne pas se former. Ou inversement, attendre d’être hyper formé, hyper performant, hyper compétent, hyper à l’aise, hyper en confiance pour se lancer.
  • Procrastiner, et oublier que l’action c’est maintenant.
  • Espérer que les clients viennent tous seuls, ne pas prospecter.
  • Afficher des prix bas, trop bas dans l’espoir de vendre une prestation.
  • Oublier l’humilité, ou inversement en avoir trop. Par exemples :
  1.        Ne pas accepter l’idée que vous ne savez pas tout.
  2.        Ne pas croire en son produit / syndrome de l’imposteur.
  3.        Sous-estimer les concurrents. Être trop optimiste / perdre pied avec la réalité du monde de l’entreprenariat.
  4.        Ne pas accepter l’erreur et la non perfection.
  5.        Oublier de relativiser les échecs mais aussi les réussites : toujours rester humble : “le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal, c’est le courage de continuer qui compte”
  • Ne pas assez chouchouter vos clients ou à l’inverse trop s’occuper d’eux.
  • Ne pas prendre (assez) compte des retours de vos clients (positifs ou négatifs).
  • Être dans une démarche de vente agressive. Non vous n’avez pas besoin de faire ça. Acceptez votre rôle de vendeur. Focalisez votre discours sur l’apport d’une réponse pertinente à un problème réel.
  • Commencer à écouter les vendeurs de rêves sur Internet qui vendent LA solution ultime pour trouver 40 clients en 3h (euh non, si ça existait ça se saurait).
  • Investir dans des outils coûteux inutiles, et sans valeur. Bref l’investissement “foireux” par excellence.

 

Erreurs d’entrepreneurs : Ce que je ferais différemment si j’avais la possibilité de revenir en arrière

Aujourd’hui, si j’avais la possibilité de recommencer à zéro tout en capitalisant sur ce que j’ai appris durant ces trois dernières années :
  • Focus sur ce qui compte vraiment : résoudre la problématique du client cible.

 

  • Orienter la vision, la stratégie, le positionnement, la différenciation, la spécialisation, la communication digitale, l’axe éditorial par rapport à cette proposition de valeur.

 

  • Prendre le temps de bien regarder ce que propose la concurrence.

 

  • Mettre en place dès le départ les règles les plus efficaces en terme d’organisation, de productivité.

 

  • Comprendre dès le départ (pour une entreprise individuelle) que vous êtes votre propre produit.

 

  • Les gens achètent vos services / produits, par rapport à ce que vous êtes, ce que vous proposez ils s’en fichent (presque).

 

  • Avancer de manière itérative : Commencer petit, et à chaque étape validée, agrandir un peu plus le skateboard jusqu’à en faire la Porsche que vous souhaitez.

 

  • Construire le site : les pages business, les articles, page à propos, page contact, parcours utilisateur, arborescence selon les objectifs business. Un site qui soit beau donc crédible.

 

  • S’entourer, demander conseil, montrer, tester.

 

  • Faire tester le produit ou service à un groupe d’utilisateur test.

 

  • Capitaliser ce sur quoi vous avez le plus de forces. Ne perdez pas d’énergie sur les sujets sur lesquels vous n’avez pas de plus-value.

 

  • Travailler assez tôt sur l’acquisition de visibilité en développant les contenus éditoriaux visant à apporter une réponse aux problématiques de votre utilisateur cible.

 

  • Prendre le temps de se reposer, de se vider la tête pour mieux attaque par la suite.

 

  • Capitaliser sur soi et et sur ses forces.

 

  • Apprendre de ses victoires, de ses échecs, se former, apprendre avec enthousiasme.

 

  • Ne pas se brader mais ne pas non plus afficher des prix exorbitants. Pensez à vos prix selon la valeur apportée.
Dans un premier temps, afin d’éviter les erreurs d’entrepreneur, il me parait essentiel de cibler la “bonne” offre aux “bonnes” personnes, orienter tout notre travail de communication sur ce ciblage, tester et retester son offre afin de s’assurer qu’elle répond à un vrai besoin.
D’où l’intérêt de rester sur l’essentiel au départ et commencer à s’occuper de points plus secondaires dans un second temps.

Conclusion

 

 

Voir aussi dans le domaine du développement personnel de l’entrepreneur :

Et vous quels sont les leçons des erreurs d’entrepreneur que vous avez apprises ?

Peu importe le nombre d’erreurs commises, l’important est d’en tirer des leçons à chaque fois, pour apprendre, grandir, prendre plaisir dans ce qu’on fait.