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Guide Search Console : Comment tirer des KPI des actions concrètes et booster le trafic

By 3 novembre 2019 No Comments
guide search console

Cela vous est-il déjà arrivé de vous sentir complètement perdu.e, démuni.e, à l’ouest, bête, et en même temps, affolé.e, voire même carrément stressé.e devant votre écran en essayant de comprendre ce que vous présentait la Search Console ?

Non l’outil n’est pas juste un gadget numérique de plus, non c’est une superbe opportunité d’élever votre SEO à un autre niveau, une nouvelle dimension.

“Qu’est ce que la Search Console ? A quoi sert-elle ? Comment je peux l’utiliser pour booster mon SEO et mon trafic ?”

Voici donc quelques unes des questions que j’entends fréquemment à propos de la Search Console.

L’enjeu est de taille, surtout quand on sait à quel point l’outil est stratégique. Mais ne vous inquiétez pas, plus. La solution est juste là, plus bas.

C’est vrai que vue comme ça, cette Search Console donne plein d’infos, mais comprendre comment les utiliser à bon escient, et surtout ce qu’elles signifient. C’est un nouveau challenge.

Voilà donc ce que je vous propose de découvrir dans cet article.

Prêt.e ? C’est parti !!

 

Sommaire

 

  • Retour aux bases : Qu’est ce que la Search Console ?
  • La phase d’installation de votre outil la Search Console
  • Guide de la Search Console : Présentation des différentes fonctionnalités
  • A quoi sert la Search Console : Les différents KPI (indicateurs clés) à prendre en compte
  • Conclusion

Retour aux bases : Qu’est ce que la Search Console ?

 

La Search Console, anciennement Google Webmaster Tool, est un outil développé par Google lui-même à destination du propriétaire d’un site (c’est à dire toute personne capable de justifier qu’elle est propriétaire de son site : nous allons voir comment justifier le statut de propriétaire plus bas).

A l’origine la Search Console était faite pour les webmasters. Sauf qu’à l’aube de 2021 il faut bien l’avouer webmaster ne veut plus dire grand chose, tant les environnements techniques des sites, les langages de programmation, l’administration des sites ont changé.

D’ailleurs, du fait de cette évolution du marché et des usages, Google a récemment renommé le centre pour webmaster en Google Search Central.

L’outil Search Console a été développé pour les propriétaires de sites pour donner de nombreuses informations sur la manière dont Google comprend et analyse votre site. Nous allons voir plus en détail ci-dessous les indicateurs proposés.

Il s’agit d’un outil assez complet (bien sûr il pourrait être encore amélioré de manière significative) qui doit très rapidement devenir votre allié dans la gestion de votre référencement. Comme un réflexe.

Autre point positif : l’outil est aussi simple à utiliser au quotidien, qu’à installer.

A noter que malheureusement, certaines fonctionnalités ne sont plus disponibles dans la V2 (version se voulant simplifiée, et accessible par défaut depuis plusieurs mois).

Depuis l’ancienne version Google Webmaster Tools jusqu’à cette nouvelle version de la Search Console l’outil a beaucoup évolué ces dernières années selon les usages, les évolutions des algorithmes. Dans la GWT, on avait accès par exemple aux balises title en doublon, ou manquantes ou trop longues, idem pour les balises description.

Sur cette dernière version il y a un focus fort sur les Signaux Web Essentiels.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet : Comment l’utiliser efficacement. Mais avant cela, comment l’installer.

 

 

Phase d’installation de votre outil Search Console

 

L’accès à l’outil se fait via cette page : https://search.google.com/search-console

 google search console

Si ce n’est déjà fait, vous devez vous créer un compte.

Une fois fait, vous devez ajouter le domaine que vous souhaitez suivre.

 ajout domaine search console

Google va ensuite vous demander de prouver que vous êtes bien le propriétaire du domaine : En vous demandant de réaliser une action au choix :

  • Ajouter un fichier html à la racine du serveur (via filezilla par exemple, vous uploadez le fichier demandé à la racine du serveur. Sur WordPress, il faut aller dans le répertoire www).
  • Ajouter une balise html dans le code source de votre page d’accueil. Cela nécessite de pouvoir modifier les fichiers sources de votre page d’accueil. A noter que sur WordPress c’est très simple : avec le plugin Yoast dans la section paramètres, vous pouvez ajouter le code demandé (dans ce cas ne prendre que l’ID affiché entre les guillemets).
  • Pluguer votre Search Console avec votre Google Analytics (si vous avez déjà installé Analytics bien sûr, si ce n’est pas encore fait, je vous encourage fortement à le faire).
  • Pluguer votre Search Console avec Google Tag Manager.
  • Associer à Google un enregistrement DNS.

Les deux premières solutions me paraissent les plus simples, ou en tout cas les plus accessibles pour les non techniciens. Dans tous les cas vous prouvez à Google que vous êtes bien propriétaire de votre site.

Demandez ensuite à Google de vérifier que la demande a bien été effectuée. Cela ne prend que quelques minutes. A noter qu’avec WordPress, vous ne devriez même pas avoir à aller dans les fichiers sources pour cette manipulation.

Une fois fait et validé, vous arrivez sur la page d’accueil de votre outil.

 search console paramètres

Sauf que vous n’aurez pas tout de suite 3 mois d’historique affiché (surtout si votre site vient de sortir en production) : il faut quelques jours à Google pour qu’il puisse récupérer la data à afficher. Donc soyez un peu patient.e.

Vous pouvez désormais jouir de toutes les fonctionnalités de l’outil. Voyons plus bas de quoi il s’agit.

 accueil search console

 

Guide de la Search Console : Présentation des différentes fonctionnalités

 

Les data disponibles sur votre Search Console apparaissent sous différents blocs. Quels sont-ils ?

 

Section “Vue d’ensemble”

 

La page “Vue d’ensemble” nous affiche les premiers indicateurs importants, accessibles en 3 tableaux différents.

On a plus de détail en cliquant sur le lien “Ouvrir le rapport”.

 

search console vue d'ensembles

 

Tabeau #1 Performances

 

Il s’agit du nombre de clics générés depuis les listes de résultats Google et pointant vers vos pages sur les trois derniers mois (période par défaut).

 

Tabeau #2 Couverture

 

Il s’agit du volume de pages de votre site indexées et valides (qui répondent correctement en code 200). L’outil nous indique également les pages en erreur.

 

Tabeau #3 Améliorations (là aussi on peut ouvrir le rapport complet)

 

Il s’agit des axes d’améliorations sur l’affichage de vos pages que Google a identifié pour vous.

  • Améliorations sur les signaux Web Essentiels (Web Core Signals).
  • Améliorations sur l’ergonomie web.
  • Améliorations sur l’affichage AMP.
  • Améliorations sur l’affichage des fils d’Ariane.
  • Améliorations sur l’affichage des extraits d’avis.
  • Améliorations relatives au champ de recherche associé aux liens sitelinks.

Avant ce bloc donnait plus de points de détail. Maintenant il se veut plus global.

 

Section “Performances”

 

Là ça commence à devenir nettement plus intéressant.

Le premier tableau correspond au volume de clics et d’impressions sur les trois derniers mois (période par défaut qu’on peut customiser) depuis les listes de résultats Google.

Apparaissent aussi :

  • Le taux de clics (clics / impressions). C’est le CTR moyen.
  • La position moyenne sur les listes Google (45ème position : 5ème position sur la 4ème page de résultats).

On voit donc l’évolution sur une période de temps (gérable via le bouton Date : Les 3 derniers mois).  En cliquant dessus vous pouvez choisir la période que vous voulez. Tout dépend de ce que vous cherchez à mettre en lumière.

Autre action intéressante : la possibilité de comparer les perfs sur deux périodes distinctes (même période sur l’année précédente par exemple). Les périodes à comparer sont là aussi tout à fait customisables.

 

 période temps search console

Le second tableau plus bas dans la page correspond aux performances de visibilité sur les listes de résultats Google.

Dans le sous-tableau “requêtes”,  nous avons accès à un échantillon de 1000 (maximum) requêtes sur lesquelles votre site est positionné.

Sur cet échantillon de mots clés (avec la fonction filtre sur la colonne de droite), nous pouvons faire des filtres par :

  • Par requête marque / requête hors marque (sélectionner ou non les requêtes correspondant ou non au nom de votre marque / site).
  • Par positions en première page, 2nde page, et au-delà (sélectionner les positions de 1 à 10 pour voir les requêtes positionnées en première page).
  • Par taux de clics (niveau décroissant ou croissant).
  • Par volume de clics (niveau décroissant ou croissant).
  • Par volume d’impressions (niveau décroissant ou croissant).

Pour rappel il ne s’agit que d’un échantillon et non le volume exhaustif de requêtes positionnées. Plus le volume réel de requêtes positionnées est élevé, moins cet échantillon a des chances d’être représentatif. Par exemple le ratio requêtes marque / hors marque risque d’être faux.

 

 search console clics et requêtes

Dans le sous-tableau “Pages”, nous voyons les pages ayant généré le plus de clics depuis les listes de résultats Google, ainsi que le plus grand nombre d’impressions.

Bien sûr vous pouvez classer par ordre décroissant (et voir ainsi les pages ayant généré le moins de clics).

Bref, vous pouvez exporter toutes les data que vous voulez avec le bouton “exporter” en haut de page à droite.

Le sous-tableau “pays” indique les pays dans lesquels vous avez la visibilité la plus forte (les pays que vous ciblez en toute logique). Classés par ordre décroissant de clics et d’impressions.

Le sous-tableau “Apparence dans les résultats de recherche” indique les performances de clics par types de résultats :

  • Résultats web light : Il s’agit d’une version allégée de la page ne présentant que les contenus essentiels. Google propose cette fonctionnalité pour les connexions lentes. A noter que web light existe depuis plusieurs années déjà.
  • Résultats AMP non enrichis.
  • Vidéos.

Le sous-tableau “dates” donne les données de clics et d’impressions jour par jour, il remplace le graphe présenté au-dessus, présentant l’évolution des performances par dates.

 

Section “Inspection de l’url”

 

Vous pouvez (re)demander l’indexation d’une page en particulier si vous l’avez modifiée par exemple. Ou si elle est nouvelle.

La Search Console vous indique si ladite page s’affiche correctement au format mobile.

Si ce n’est pas le cas, vous avez les axes d’amélioration qui sont affichés pour correctifs.

 inspection de l'url search console

A l’heure où je mets à jour cet article, la fonction “Inspection de l’url” est désactivée, et cela depuis plusieurs semaines. En cause, des mises à jour importantes à réaliser sur la fonctionnalité. Avant la désactivation, de nombreux bugs avaient été remontés par les propriétaires de sites se plaignant de voir des pages désindexées. Espérons que l’outil sera bientôt de nouveau disponible car il est vraiment utile, comme par exemple lors de la création de nouvelles pages qu’on souhaite voir indexées rapidement.

 

Section “Couverture”

 

Celui-ci est particulièrement utile car il vous donne le volume de pages indexées réel de votre site (bien plus précis que la commande site: qu’on utilise dans la barre de recherche Google et qui permet également d’avoir une estimation large – voir très large – du volume de pages indexées).

Le graphe présente l’évolution du nombre de pages concernées sur les trois derniers mois.

 

Url valides

 

Ce sont les pages répondant en 200 figurant donc dans l’index Google.

 

Url valides avec des avertissements

 

Ce sont des url qui sont indexées mais qui ne devraient peut être pas l’être.

 

Url erreurs

 

Il s’agit de pages qui n’ont pas pu être indexées. La raison est donnée plus bas dans la partie “Détails”. Ce sont des pages 404, ou comportant une erreur d’exploitation (une redirection mal faite par exemple).

Url exclues : Ce sont des pages volontairement pas indexées car elles ne présentent pas de valeur réelle pour l’utilisateur. Ce sont par exemple des pages d’administration, des pages commande ou panier. Sur WordPress ce sont par exemple des pages /wp-admin.

Le graphe de performance d’indexation présente un filtre “Pages connues” et “Pages envoyées”. Pages connues : ce sont les pages au global, alors que pages envoyées correspond aux pages indiquées dans le sitemap (à priori qu’on a vraiment envie de voir indexées). On peut aussi filtrer sur le nom du fichier sitemap mais ce sont les mêmes infos que dans pages envoyées.

 

Section “Sitemaps”

 

La Search Console indique le volume de pages renseignées dans le sitemap qui sont réellement indexées. C’est un très bon indicateur pour savoir si Google indexe bien vos pages. Si vous voyez un différentiel important entre le nombre de pages renseignées et le nombre de pages indexées, vous devriez réaliser une analyse plus poussée.

 

 search console sitemap

Ce graphe est tout à fait complémentaire du graphe relatif à l’indexation des pages mentionné ci-dessus.

 

Section “Suppression” (temporaire)

 

Plusieurs fonctions sont possibles :

  • Suppression temporaire d’une url ne faisant pas l’objet d’une autre demande telle que la balise noindex, blocage dans le robots.txt ou la balise X-Robots-Tag.
  • Suppression rapide et définitive si l’url fait déjà l’objet d’une demande similaire telle que la balise noindex, blocage dans le robots.txt ou la balise X-Robots-Tag.
  • Les contenus obsolètes supprimés sont renseignés.
  • Filtrage Safe Search : Pour les contenus adultes.
suppression d'url search console

 

Section “Signaux web essentiels”

 

Il s’agit de l’ancien rapport sur les temps de chargement de page. Sur la Search Console, cette section a changé avec ce nouveau signal “signaux web essentiels” qui va prendre encore plus d’ampleur en 2021.

Il s’agit de critères visant à mesurer la qualité de l’expérience vécue par les utilisateurs sur une page. Ce qu’on appelle donc la Page Experience.

Ce sont des critères réels, mesurables, vérifiables, quantifiables. 3 critères donc :

  • Le temps de chargement.
  • L’interactivité sur la page.
  • La stabilité visuelle.

 web core essentials - signaux web essentiels

Avec ces trois critères Google entend s’attaquer à la qualité de l’expérience vécue par l’utilisateur. Chemin qu’il a déjà entrepris il y a plusieurs mois.

LCP : Largest Contentful Pain : Temps nécessaire au navigateur pour afficher le plus grand élément visible dans la fenêtre d’affichage à partir du moment où l’internaute essaie d’accéder à l’URL. En gros le chargement du plus gros élément visible de la page.

FID – First Input Delay : Délai entre le moment où un internaute interagit pour la première fois avec votre page (moment où il clique sur un lien, appuie sur un bouton ou autre) et le moment où le navigateur répond à cette interaction, quel que soit l’élément interactif sur lequel il a cliqué en premier. 

CLS – Cumulative Layout Shift : Nombre de fois que la mise en page est décalée pendant la phase de chargement. 

C’est un aspect de plus en plus crucial qu’il faudra suivre dans les semaines / mois à venir.

 

Section “Ergonomie mobile”

 

Cette section est très importante car elle identifie les erreurs d’ergonomie sur vos pages : les erreurs qui vont dégrader la qualité de l’expérience vécue par les utilisateurs : des textes et paragraphes trop petits, trop rapprochés, des liens au format texte difficilement accessibles, des écrans plus larges que la taille du device obligeant à slider à droite ou à gauche, pour faire apparaitre le reste du contenu. C’est le genre d’erreurs auxquelles Google prête de plus en plus attention, et qui rentrent dans la sphère de la Web Experience.

 ergonomie mobile search console

Le rapport indique les axes d’optimisations à envisager sur l’ergonomie mobile.

Rappelons ici que l’ergonomie mobile devient un enjeu encore plus important maintenant que Google a basculé son indexation par défaut sur la version mobile de vos pages.

Voir le guide sur le mobile index first de Google.

 

Section “AMP”

 

Valable à partir du moment où vous avez installé AMP sur votre site ou blog. Dans ce cas la Search Console vous indique les erreurs liées à l’AMP. On se rend compte souvent que l’intégration de l’AMP servant en principe la cause des annonceurs pose plus de problèmes qu’elle ne présente d’opportunités.

A titre personnel, j’ai fini par désinstaller AMP de mon blog WordPress à cause des bugs et conflits avec d’autres plugin.

 

Section “Fils d’Ariane”

 

Elle présente les éventuelles erreurs d’affichage du fil d’Ariane.

Le fil d’Ariane a deux rôles :

  • Aider l’utilisateur dans sa navigation sur vos pages.
  • Créer une navigation remontante pour les moteurs de recherche.

 

Section “Extrait d’avis”

 

Ce sont des résultats enrichis. Si pas d’erreur, c’est très bien.

 

Section “Champ de recherche associée”

 

Idem ce sont des résultats enrichis. Si pas d’erreur, c’est très bien.

 

Section “Ciblage international”

 

Cette section affiche les erreurs éventuelles qui peuvent apparaitre lors de l’intégration de la balise hreflang dans le cas de sites multilingues. Une mauvaise intégration peut mener dans certains cas à la désindexation d’un domaine entier. C’est pourquoi il faut faire très attention à l’ajout des balises hreflang.

 

Section “Statistiques sur l’exploration”

 

Cet outil nous donne des informations sur le volume de pages crawlées par jour. A comparer avec le volume de pages disponibles sur votre site. La data est assez limitée et ne peut pas vraiment se suffire à elle-même, il faudrait la compléter avec une analyse approfondie des logs serveurs.

Pour autant, elle nous permet de comprendre la profondeur d’analyse de votre site par Google.

L’outil nous indique aussi le temps de chargement de page moyen (chargement du 1er octet seulement).

Là aussi, c’est déjà une première information très pertinente.

 

 

 statistiques d'exploration

 

Section “Paramètres d’url”

 

Dans cet onglet on peut lister les variables d’url et types d’url qu’on ne souhaite pas voir crawlées et indexées par Google. Cette action doit être considérée comme complémentaire au renseignement du fichier robots.txt.

 

 paramètres d'url

 

Section “Liens”

 

Cet onglet vous liste l’ensemble des domaines identifiés pointant vers votre domaine. C’est donc une première source d’information hyper intéressante sur les liens pointant vers votre site, bien que la data ne soit pas aussi fine que ce qu’on pourrait voir sur Majestic SEO.

A coupler ensuite avec des outils tiers.

 search console liens externes search console liens externes

 

Section “Paramètres”

 

Il donne des informations sur les paramètres de la propriété.

La propriété est-elle validée ?

Nom de l’utilisateur principal.

Fonction changement d’adresse : A utiliser en cas de migration.

Ensuite, l’outil nous donne une information cruciale : Le mode d’indexation de votre site par Google. Votre site est-il en priorité analysé par les robots desktop ou mobile ?

Si Googlebot mobile est affiché, alors cela signifie que votre site est prêt pour l’indexation mobile. Pas mal non ?

 

 search console paramètres

 

A quoi sert la Search Console : Les différents KPI (indicateurs clés) à prendre en compte

 

Nous avons vu dans cet article la plupart des indicateurs affichés sur la Search Console. Maintenant voyons ensemble comment les utiliser à bon escient et les transformer en opportunités de nouveaux chantiers.

Je rappelle que les analyses faites avec la Search Console peuvent tout à fait être complétées / approfondies avec des outils tels que  (liste non exhaustive) :

  • Screaming Frog (structure).
  • Yooda Insights (mots clés positionnés).
  • Google Analytics (trafic).
  • Majestic SEO (back links).
  • Monitorank (positions de mots clés cibles).

Encore une fois, tout dépend de ce qu’on cherche, pourquoi et pour quel objectif, quelle finalité, et pour répondre à quelle.s problématique.s.

C’est bien de faire des constats mais c’est encore mieux de comprendre d’où vient le problème et / ou d’identifier les axes d’amélioration qui auront un vrai impact.

La Search Console présente certains indicateurs qui restent au niveau de constats. Dans ce cas il faut aller plus loin dans l’analyse avec d’autres outils (dont ceux mentionnés plus haut).

 

Evolution du nombre de clics

 

Vous avez sur une période donnée l’évolution du volume de clics. Preuve de progression ou de baisse de votre SEO.

Regarder aussi la position moyenne des requêtes pour voir si vous progressez / stagnez / régressez.

Il faut regarder Analytics en plus pour comprendre les origines de la baisse (par exemple comparer le trafic avec n-1, regarder les sources de trafic, les pages, les devices, regarder également les positions pour voir si elles ont éventuellement chuté.

 

Nombre de clics par pages

 

Cela vous permet de savoir quelles sont vos pages qui performent le mieux sur les listes de résultats Google.

Idem il faut regarder Analytics. Les raisons d’une baisse, et d’une hausse peuvent être très nombreuses et propres à un contexte particulier.

 

Observer l’échantillon de requêtes positionnées

 

Sur Google Analytics nous n’avons plus la possibilité de savoir les requêtes qui nous génèrent du trafic. Elles ont été remplacées par le Not provided qui n’est pas du tout utilisable. Une des solutions est de regarder l’échantillon de requêtes données par la Search Console.

  • Regarder donc les types de requêtes.
  • Regarder les volumes de clics et d’impressions.
  • Regarder bien sûr la position desdites requêtes. Super intéressant pour avoir une première vue de votre visibilité sur les listes Google.

Bien sûr cette première analyse est loin d’être suffisante dans le cadre d’une étude sémantique mais constitue une première base de data. Par exemple, regarder Yooda Insights.

 

Répartition du volume de clics par device

 

Cette data peut être couplée avec GA : il s’agit de regarder quel device génère le plus de trafic. Parfois on peut avoir de bonnes surprises.

 

Evolution du volume d’impressions

 

Si celui-ci est en hausse, on imagine logiquement que votre visibilité sur les listes Google est en hausse. Vous apparaissez sur plus de requêtes, et peut-être aussi des requêtes plus recherchées.

 

Evolution du volume de pages indexées

 

C’est un indicateur important de la santé de votre site, à comparer avec le volume de pages réel de votre site.

Si vous observez un gros différentiel entre les deux indicateurs, il faut approfondir l’analyse. En faisant des tests aléatoires : prendre une url au hasard et regarder si elle est indexée ou non.

 

Evolution du nombre d’erreurs d’ergonomie mobile

 

Il en faut le moins possible pour satisfaire l’expérience utilisateur sur mobile. Voir section sur le Mobile Index First. Regardez également l’outil : https://search.google.com/test/mobile-friendly?hl=fr

Et celui-ci : https://www.dareboost.com/fr/test-vitesse-site-mobile

 

Statistiques d’exploration

 

Vous pouvez comparer le volume de pages “utiles” sur votre site (pages génératrices de trafic et de conversions) avec le volume moyen de pages crawlées par jour. Si Google crawle qu’une infime partie des pages de votre site, peut être y-a-t-il un problème dans la structure de votre site, ou dans le contenu même des pages. A étudier de près.

 

Quel est le robot d’indexation par défaut ? (Disponible dans les paramètres)

 

Soit le robot “classique” Googlebot, soit le robot “mobile”, Googlebot mobile.
Si l’ordinateur est toujours le robot par défaut, c’est que Google ne semble pas porter d’intérêt à votre version mobile. Dans les faits il y a des cas d’école qui prouvent quelques incohérences.
Si la Console vous indique le robot mobile par défaut, vous êtes ok, rien à faire.

 

Les signaux web essentiels

 

Vu l’importance qu’ils prennent petit à petit maintenant et dans les mois qui viennent, on a plutôt intérêt à les suivre. Voir le dossier sur le temps de chargement de pages.

 

Url présentes dans le sitemap.xml et indexées sur Google

 

Comme dit plus haut, c’est un bon indicateur pour savoir si vos pages importantes sont bien indexées ou non. On considère que les pages importantes seraient présentes dans le sitemap. Toutefois, ceci ne constitue pas une règle absolue. De nombreux sites n’ont pas de sitemap sans avoir de problèmes d’indexation pour autant.

 

Back links

 

Dans la section Lien on a les liens externes pointant vers notre site. C’est un bon indicateur pour connaitre notre popularité. A coupler avec Majestic SEO.

 

Conclusion

 

 

Comme vous avez pu le constater tout au long de cet article, la Search Console regorge d’informations très intéressantes à condition qu’on sache les utiliser et en tirer des pour actions efficaces et pertinents.

Les informations données par la Search Console sont très pertinentes. Pour la plupart elles s’avèrent être un premier niveau d’analyse et doivent donc être approfondies et couplées avec des outils tiers.

Les outils de l’ancienne version de la Seach Console restent quant à eux très pertinents et ne doivent surtout pas être supprimés.

Google si tu m’entends !!!

Donc si je dois lister le top 5 des fonctionnalités de la Search Console, je dirais :

  • Performances.
  • Signaux web essentiels.
  • Ergonomie mobile.
  • Couverture.
  • Statistiques sur l’exploration (pour voir si on aurait un volume de pages crawlées trop important ou trop faible par rapport au volume de pages réel du site).

A noter que dans l’ancienne version, on avait accès aux balises title et description, trop longues, en doublon ou manquantes. C’est dommage qu’on ne l’ai plus.