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Echec : Le valoriser pour réussir et grandir dans votre vie pro

By 8 octobre 2020 No Comments
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Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’échec. Pas le jeu. Quoique. L’échec est un jeu, dans un sens.
L’échec, dans le sens échouer, ne pas réussir à faire quelque chose, une action, une tâche. Il est tellement mal vu, mal considéré dans notre société française, et pourtant on a tant à apprendre de lui, car il peut nous emmener loin si on sait l’écouter, et tirer les leçons qui s’imposent.
Je vous propose ci-dessous de faire l’apologie de vos échecs pour mieux réussir et grandir dans votre vie professionnel, devenir une meilleure version de vous-même.

Sommaire

  • Qu’est ce que c’est l’échec ?
  • L’échec perçu dans la sphère professionnelle
  • Créer et entretenir le cycle vertueux de l’échec pour créer de la réussite
  • Comment avancer suite à un échec ?
  • L’échec pour apprendre à réussir, grandir et trouver du plaisir dans votre vie pro
  • Apprivoiser l’échec pour qu’il ne soit plus un frein
  • Soyez moteur de votre réussite grâce au bon mindset
  • Conclusion

 valoriser l'échec

Qu’est ce que c’est l’échec ?

Le Larousse défini l’échec comme le “résultat négatif d’une tentative, d’une entreprise, manque de réussite ; défaite, insuccès, revers.”
Comme dit plus haut l’échec est plutôt mal perçu dans la société française. Par exemple quand il s’agit de créer une entreprise, on parle de “prendre un risque”, tandis qu’aux Etats-Unis on dit “take a chance”.
La perception de l’échec est donc en partie, culturelle.
Ainsi, la notion d’échec est toute subjective. Chacun y met sa propre définition, selon sa perception, sa sensibilité, son histoire, même ses valeurs.
C’est pourquoi certains le vivent si mal pendant que d’autres surfent dessus.
N’oubliez pas que l’échec n’est pas une remise en cause de ce que vous êtes, mais simplement de votre action dans un contexte précis : Ce que vous faites et non pas ce que vous êtes.
Pour ma part, j’ai toujours vu la non réussite d’une action comme un signal montrant une autre manière de faire, et non comme un échec… Bref je me suis toujours senti “différent” par rapport à cette perception, ce qui m’a sauvé de nombreuses déconvenues.
D’ailleurs, on échoue rarement seul (dans toutes les sphères de votre vie cela se vérifie : travail, relations de couple, amicales, familiales : dès qu’il y a quelqu’un d’autre, les torts sont partagés. Toujours).
Si vous échouez à monter votre meuble Ikéa (seul), vous gérez votre frustration seul, mais vous savez que même si vous y mettez du temps, vous finirez par y arriver, parce que vous vous y remettrez plus tard, et que cette fois-ci ça marchera très bien : tout s’emboitera comme par magie).
Vous l’avez certainement déjà lu dans d’autres lectures : L’échec est une étape nécessaire dans le processus d’apprentissage.
On fait des erreurs, on comprend ce qu’il ne faut pas faire. Bref, nous “planter” nous donne l’occasion de faire mieux après.
On pourrait résumer comme ceci “Ok je me suis planté cette fois-ci je ferai mieux la prochaine fois”.
Voyons maintenant l’échec dans la vie pro.

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L’échec perçu dans la sphère professionnelle

Dans le monde pro, vous avez des partenaires, des collègues, des prestataires, des clients, bref vous n’êtes pas seul. Pas complètement seul en tout cas.
Si il y a échec, il est la plupart du temps partagé, ou en tout cas créé, permis à cause d’un contexte fertile, propice. Il y a deux dimensions :
  • La situation de l’échec telle qu’elle est objectivement.
  • La situation de l’échec telle qu’elle est perçue par les autres. C’est souvent cette perception qui envenime le plus la situation.
Alors bien sûr, tout dépend de la taille de l’enjeu du projet. Plus l’enjeu est de taille, plus vous avez de paramètres et d’acteurs qui rentrent en compte. De fait, le périmètre de votre responsabilité devient flou.

Créer et entretenir le cycle vertueux de l’échec pour créer de la réussite

 

Sachez qu’un autre regard est possible : On peut trouver une certaine satisfaction dans l’échec. Si si !

Pourquoi ? Parce que dès lors que vous avez échoué quelque part, et que vous avez compris et appris de votre erreur vous n’êtes plus le/la même. Vous avez évolué dans une autre dimension : Vous avez grandi. Prenez en conscience et soyez-en satisfait.

Que vous ayez échoué seul ou en groupe, vous avez toujours une part de responsabilité, quelque soit sa taille.

Les organisations de gestion de projets (digitaux) prônent le “Fail fast” : C’est à dire s’autoriser à échouer à travers des process d’exécution courts : échouer rapidement (ou du moins dans un délai court) pour inverser la tendance rapidement (je pense par exemple aux fameux design sprints qui sont faits justement pour valider rapidement une idée : La possibilité d’un échec fait partie intégrante du process itératif).
Votre perception de l’échec est votre responsabilité :
  • Soit vous avez décidé d’en faire une force. Vous grandissez et apprenez à réussir votre vie pro. Vous êtes bienveillant envers vous-même.
  • Soit vous niez la situation et vous ne pourrez pas apprendre et vous rentrerez dans une spirale négative.

Comment avancer suite à un échec ?

 

Vous lamenter sur votre propre sort, en vous victimisant n’est pas la solution, dans le sens où ça ne vous apporte rien.

A partir du moment où déjà vous arrivez à vous détacher émotionnellement et moralement de cet échec, vous arriverez à prendre de la hauteur.

Il faut savoir identifier où se trouve votre propre responsabilité dans un échec. Quand on est seul, c’est facile. Quand on est plusieurs, il faut savoir jongler avec les perceptions des autres.

Maintenant que vous avez accepté l’échec, la question est désormais de prendre du recul et de comprendre ce qui n’a pas provoqué la réussite de votre action.

Il s’agit d’ici de dédramatiser.
Tout n’a pas été un échec, certaines étapes se sont déroulées comme prévu.
  • Quelles étapes n’ont pas marché ?
  • Comment il aurait fallu faire pour que ça marche ?
  • Comment je peux faire maintenant ?

Certes ça n’a pas marché comme sur des roulettes cette fois-ci, mais vous avez appris ce qui ne marchait pas. L’échec est donc une étape vers la réussite.

Vient maintenant le moment où vous allez pouvoir programmer un nouvel essai (en tenant compte de ce qui a été, et ce qui n’a pas été). Vous vous recentrez sur vous-même, respirez calmement.Testez de nouveau. Ca a marché ? oui ? Super !! Non ? ça n’a pas marché ? Reprenez votre analyse depuis l’étape 1.

L’échec pour apprendre à réussir, grandir et trouver du plaisir dans votre vie pro

Oui l’échec est :
  • Une étape dans l’apprentissage.
  • une voie indirecte vers la réussite : vous apprenez à réussir en échouant, certes pas de façon agréable. Mais le bénéfice est là. En vous.
  • Une manière de grandir, parfois dans la douleur.
  • Un gain de temps.
  • Une ouverture vers d’autres manières de réaliser une action.
Bref, l’échec est un formidable socle d’apprentissage, dès lors qu’on l’accueille avec bienveillance, en toute conscience.
Bien sûr il n’est pas toujours agréable à vivre.

Apprivoiser l’échec pour qu’il ne soit plus un frein

Il y a des méthodes, mais surtout un état d’esprit à s’approprier pour voir l’échec comme une opportunité de mieux faire.

  • Avoir confiance en son projet, en son intuition et accepter de se faire confiance. Cela vous évitera de rentrer dans la spirale du syndrome de l’imposteur.
  • Garder en tête que l’échec ne concerne que l’action et non l’être que vous êtes. Gardez cela en tête, cela vous permettra de relativiser plus facilement. Et vous n’aurez plus peur non plus du jugement des autres.
  • Les méthodes du type “fail fast” comme dans un design sprint qui permettent de tester la validité d’un service ou d’un produit. L’échec fait partie du jeu.
  • Accepter l’idée que vous avez le droit de vous tromper sans que cela remette tout en cause. Vous n’êtes pas parfait. C’est une réalité.
  • Garder en tête que la plupart des entrepreneurs ont connu des échecs, certains plus que d’autres. C’est la vie.
  • Faites de votre déception, colère un moteur pour avancer sur votre projet.
  • Posez vous les bonnes questions, acceptez de voir ce qui ne va pas. Bref, n’hésitez pas à vous remettre en question.
  • Soyez bienveillant, tolérant envers vous même.
  • Inspirez-vous des méthodes de conception américaines : testez et testez encore.
  • Evaluez objectivement vos actions.  Les bons et mauvais points

 

Qu’est ce qui provoque un échec ?

  • Des éléments externes, indépendants de votre bonne volonté.
  • Des éléments relatifs à vous même : vous avez mis la barre trop haute / trop ambitieux
    vous avez mal fait quelque chose.

 

Conclusion

 

Comme vous avez pu le constater dans cet article, l’échec peut être une opportunité de sortir grandi.e d’une situation ressentie comme inconfortable, mais cela demande de votre part une approche bienveillante, ouverte, et positive (voire même dynamique) de l’échec : comme une opportunité de grandir et non de rester dans l’inaction de peur d’échouer encore.

La peur de l’échec et l’inaction qui en découle peut devenir un vrai frein au développement de votre activité. Si cette peur est trop présente, handicapante, vient le moment où un accompagnement psychologique devient nécessaire.

 

Voici des ressources qui vous intéresseront sûrement :

Plus d’info sur la peur d’échouer